Il y a 400.000 ans, les premiers "niçois", installés sur le site de Terra-Amata, chassaient les éléphants.
En l'an 300 avant Jésus-Christ, les Massaliotes remportent une victoire sur les Barbares et fondent NIKAIA, un comptoir commercial en bordure de mer, sur les pentes du château.
A partir de 13 avant Jésus-Christ , les romains construisent une seconde ville, CEMENELUM, voisine de NIKAIA, se situant sur la colline de Cimiez. Les ruines des thermes et des arènes témoignent d'une population de 15000 à 20000 habitants. L'empreinte romaine dans l'histoire locale est soulignée dans de nombreux ouvrages :
- la voie Julia Augusta, reliant Nice à Vintimille et passant par la Turbie, où le Trophée d'Auguste symbolise la soumission des peuples alpins, marque le premier pas vers un désenclavement des vallées alpines,
- et la division des Alpes Maritimes, instituée par Auguste fut la première organisation administrative de la région.
Puis, au Vème siècle, CEMENELUM est abandonnée au profit de NIKAIA. Les sarrasins ravagent la ville en 813, et étendent leur domination sur toute la Provence orientale dite la Côte des Maures, le Comte de Provence Guillaume les en chassera en 972. S'ouvre alors pour NICE, une période de mutations profondes, dans laquelle traditions et fêtes niçoises trouvent leurs origines. En 1176, la première charte de la ville est établie. La ville basse devient un centre de commerce actif.
En 1382, à la suite de la mort de la Reine Jeanne de Provence, une guerre civile éclate. En 1388, pour échapper à ses rivaux victorieux, NICE se place sous la protection du Comté de Savoie, Amédée VII. C'est la d'édition. Nice devient une véritable forteresse au centre du système de défense des Comtes de Savoie face aux Français et à leurs alliés.
En 1543, la flotte turque est repoussée, grâce au courage des niçois que Catherine SEGURANE stigmatise. Le 17ème siècle niçois est marqué par l'explosion de l'art baroque et se conclut par les sièges de 1691 et 1705, au terme desquels l'armée française détruit les fortifications. Toujours fidèle au Duc de Savoie, devenu Roi de Sardaigne en 1720, Nice est envahie par les armées révolutionnaires françaises en 1792 et le département des Alpes Maritimes est créé en 1793. Rendu au Roi de Sardaigne en 1814, NICE et son comté se donneront définitivement à la FRANCE en 1860. C'est le point de départ d'un développement économique nouveau : construction de routes, arrivée du chemin de fer, essor spectaculaire de la démographie et urbanisation qui permettent l'avènement d'une économie touristique.
NICE et sa région deviennent la Côte d'Azur, si souvent peinte et photographiée.
Nice est fière de ce passé tumultueux ; elle cultive son patrimoine, préserve sa langue - le nissart, affirme son art culinaire, et célèbre les fêtes traditionnelles telles que le Carnaval, les Batailles de Fleurs, la Fête des Cougourdons, la Fête des Mais, le renouvellement des Vux, la Fête de la Vigne, la Fête de la Saint-Pierre ou encore la Fête de la Saint Jean.
L'histoire tumultueuse de NICE est, sans aucun doute, à l'origine du sentiment de particularisme très fort de la population niçoise, qui revendique aujourd'hui encore ses différences. Jaloux de son indépendance, le Comté de NICE a toujours cultivé ses traditions et perpétué ses fêtes avec enthousiasme.
Preuve en est, le vu que le Maire de Nice réitère chaque année, à Notre Dame des Grâces, suite à une délibération du Conseil Municipal de 1832. L'élément traditionnel le plus fédérateur de la population locale est le Nissart, encore très usité et dont l'étude chez les jeunes est répandue. C'est une langue à part entière ; vocabulaire, grammaire et syntaxe la structurent.
A l'abri de l'influence du Français et de l'Italien, ce dialecte d'origine occitane est considéré comme très conservateur. Parler niçois les jours de fêtes est plus qu'un usage : c'est un réflexe. La première fête traditionnelle de l'année, est le CARNAVAL, entre Noël et Mardi-gras, qui s'accompagne des batailles de fleurs ; fête païenne à l'origine, devenue la fête des "jours gras", avant Carême, c'est un moment de liesse populaire qui joue le rôle d'exutoire social.
Puis, vient la FESTIN DES COUGOURDONS, à la fin Mars, pour annoncer le printemps, suivi de la FETE DES MAIS, qui est une célébration du renouveau de la nature.
Et si les groupes folkloriques sont bien présents à toutes les manifestations, ils n'en ont pas moins leurs festivals.